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De Brest à Vladivostok,en passant p ar les capitales d'Europe du Nord, et une escapade en Mongolie, billets d'humeur d'une voyageuse. Europe centrale

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Côté Pest


Après la ville haute, la ville basse

 

 Kutyás Lány

À en juger par ses oreilles dorées, le chien a souvent été flatté en remerciement de la balle toujours rapportée à sa jeune maitresse.

Puisque nous sommes privés de parlement nous allons en profiter pour nous rendre dans une des institutions incontournables de Budapest, la pâtisserie Gerbeaud. Elle a conservé l'ambiance des grands cafés viennois. À Vienne, si vous avez lu le post concernant cette ville, nous avions à peine eu le temps de regarder les vitrines.

Red Carpet! Le célèbre établissement accueille ses clients dans ses salons cosys , ouatés, dorés et ornés de lustres à pendeloques.

 

 

 

 Red carpet  de la patisserie Gerbeaud      Le bobos, avec son chocolat au café   Expresso mousseux

 

 

La ville basse déploie ses façades "art-nouveau", ses trams, ses boulevards,  ses promenades et ses ponts.

 Façade du Métro Club Théâtre      Le tram, ligne 2 qui longe le Danube côté Pest     L'entrée de l'hotel Mariotte

Les immeubles "art-nouveau" sont assez nombreux à Budapest.  À voir ici 

Sur la façade du Métro-Club-Théâtre, à peine visible, une fenêtre avec une affiche qui pourrait être attribuée à Mucha. Le plus zélé ambassadeur de l'âme Tchèque. Dans le cadre de l'Exposition universelle de 1900, il entreprend une grande fresque historique pour apporter sa contribution au projet de renouveau national tchèque. Son objectif, son rêve est de concourir à l'unité des peuples slaves. J'ai eu le plaisir de découvrir l'ensemble de l'oeuvre artistique et profondément humaniste d'Alphonse Mucha en visitant dernièrement l'exposition du Musée du Luxembourg, ce fût une passionnante découverte, bien loin de son "étiquette" d'affichiste.

Le cliché, à gauche, mouillé de pluie montre la  façade "Art nouveau" du Métro-Club-Théâtre . C'était un ancien magasin de jouet de la fin du XVIII° siécle. Il est un peu arrosé par les pleurs des enfants privés de leur boutique préférée. 

Une astuce pour profiter des richesses de Budapest : prenez la ligne 2 du tram. Cette vieille ligne serpente entre les arrondissements et passe devant les principaux bâtiments de la ville. Tout le monde lui pardonne le crissement strident de ses roues sur le rail et son côté bringuebalant. S'y côtoient les cols blancs aux costumes stricts, la jeunesse aux jeans déchirés avec les yeux rivés sur leurs smartphones, et les mamys revenant des halles chargées de leurs provisions, sans oublier les touristes qui montent et descendent pour profiter de chaque site.

Bourlinguer le long du Danube entre le Parlement et le Pont des Chaines vous procurera bien du plaisir. Il faut l'avouer, la très longue litanie des quais d'embarquement des bateaux de croisière n'est pas une vue très attractive, elle vous permettra juste de mesurer le poids commercial de cette activité : énorme!. Les hôtels de luxe se poussent du col, c'est à qui proposera la meilleur façade. L'hôtel Mariotte a choisi son ambassadeur : Shakespeare!  

 Près de Szabadság hid, Entrée du bâtiment K de l'Université de Technologie.

 C'est une très agréable promenade. Les Budapestois la nomme 'korzozik". On y fait de nombreux aller - retour sur une partie du quai. C'est une expression plutôt péjorative laissant penser que le promeneur n'a rien d'autre à faire.

Près de Szabadság hid (pont), l'entrée du bâtiment K de l'Université de Technologie. Fondée par Joseph II d'Autriche en 1782. Géniale pour tous les étudiants du monde, les cours sont assurés en langue hongroise, française, anglais, russe, allemande, sans oublier le suivi du programme Erasmus... Quelle chance!

 

 

 

    

Budapest, c'est aussi la ville des ponts : 9 ponts enjambent le Danube pour relier Pest à Buda

 Le Pont " Szabadság " depuis le côté Pest

 

Le pont de la liberté : Szabadság híd, ouvert à la circulation par l'empereur François-Joseph. Je n'ai pas trouvé le dernier rivet d'argent inséré par l'empereur. Sur les mats, à nouveau Turul, le volatil de la mythologie hongroise cité dans le post précédent.

 Le pont des chaînes depuis le bateau

 

Pour changer un peu, une vue de nuit du Pont des chaines depuis notre bateau de croisière. C'est un peu restrictif pour un ouvrage d'art aussi célèbre, pour son architecture et pour ses légendes dont celle des Lions sans langue.

Pout tout savoir, retour à une de mes références favorites Danube Culture

 

Le café Gerbeaud n'était pas la seule alternative à la visite du Parlement, l'Opéra de Budapest était dans le packaging. Sauf que l'opéra fait l'objet d'une rénovation d'envergure. En lot de consolation, des petits spectacles sont offerts dans les magnifiques escaliers de l'édifice. Pour, malgré tout, profiter de ce vénérable espace, rien de mieux qu'une visite virtuelle.

                          

 

 

 

La pluie ce jour là, jouera les intermittentes du spectacle. Si elle se montre souvent gênante, elle sait aussi mettre en valeur un parvis époustouflant , celui de la basilique Saint Etienne de Pest, "Szent István" en Hongrois.

 Saint Etienne

Dans le quartier touristique de Belváros,  Saint Etienne et sa coupole sont immanquables. La construction commencée en 1851, subira l'effondrement d'une de ses coupoles en 1868 et épuisera 3 architectes. 1905 verra enfin la fin des travaux  .

À l'intérieur, derrière le maître-autel, des épisodes de la vie du roi (Saint Étienne, fondateur de l'état hongrois, est canonisé en 1083) avec, taillé dans un marbre blanc, l'effigie du roi István qui restera sans descendance. (Rappelez-vous Saint Étienne et István c'est bonnet blanc et blanc bonnet)

Les mosaïques de la coupole jouent à mélanger les courbes et les carrés plus ou moins longs : effet garanti, un superbe cabochon!

Que serait une cathédrale sans une relique! Ici c'est "La Sainte Dextre" conservée dans un magnifique reliquaire. C'est la main momifiée de Szent István. Une relique qui daterait de presque un millénaire...il suffit d'y croire, la recherche ADN va être difficile puisqu'il n'y a pas eu de descendance!

 

 La coupole

 derrière le maître-autel, des épisodes de la vie du roi et , taillée dans un marbre blanc l'effigie d'István le reliquaire de la Sainte Dextre

 

L'histoire est écrite par les vainqueurs, c'est logique, ce sont eux les gestionnaires des institutions. C'est aussi ce que nous disait le guide d'un autre voyage (Ecosse / Irlande) Pour reprendre un peu le fil historique des guerres mondiales j'ai trouvé un autre point de vue. L'article est assez long. Il provient de l'Université Paris 1, à consulter ici

 

Entre pluie et nuit, entre grande roue et illustres va t'en guerre, la suite dans un prochain article.

 

 

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