De Brest à Vladivostok,en passant p ar les capitales d'Europe du Nord, et une escapade en Mongolie, billets d'humeur d'une voyageuse. Europe centrale
Certaine parties de ce labyrinthe sont ouvertes au public. Mais tous ces tunnels, dont l'exploration n'a débuté qu'en 1930 n'ont pas livrés tous leurs secrets.
Un hôpital y a été installé pendant la seconde guerre mondiale et des cavernes ont servi d'abri pendant le siège subit par Budapest entre le 29 décembre 1944 et le 13 février 1945.
Un tel enchevêtrement de tunnels, crevasses, puits, grottes ne peut que faire naître le mystère et ses enfants : les légendes et les fantômes. D'après Gyula Krúy, qui a vécu au début du XXème siècle, considéré comme autorité en matière de fantasmagories de Budapest, narre la vie nocturne du lieu. "Une fois les routes dégagées des résidents qui se dirigent vers la ville, les rois du passé sont censés émerger des murs pour errer dans les rues. On entend les soldats enfermés dans les murs rire et boire, tandis que les femmes en chaussures dorées cherchent leurs chevaliers en armure brillante."
Le saviez-vous? Le cheval Kinsky est une race de chevaux portant le nom d'une famille noble de Bohême. Cet info provient d'un magazine édité par "Rivage du Monde" (notre voyagiste)
La sélection de la race s'est faite dans les haras de la famille Kinski jusqu'en 1948. L'époque communiste a procédé à la saisie du haras et les chevaux ont été dispersés. Actuellement, après la chute du communisme en 1989, la race Kinski renait de ses cendres et acquiert le statut de Trésor National. Le mot "Trésor" est le mot juste pour ce cheval à la robe "palomino" c'est à dire de la couleur d'une pièce d'or neuve.
À gauche, réplique d'une statue équestre d'Artúr Görgey à Budapest. Militaire valeureux mais controversé pendant la révolution hongroise de 1848. Il semble regarder la Statue de la Liberté portant haut une palme, statue érigée en mémoire de la libération de Budapest en 1947 par l'armée soviétique. La statue de Liberté est bien modeste sur ma photo. Pourtant elle représente une rencontre avec l'histoire de 40 années de communisme dont il reste si peu de choses. Les statues staliniennes ont toutes été déboulonnées et rassemblées dans un parc-musée relégué à la périphérie de la ville.
Histoire de la statue de la liberté à lire ici c'est un article de "Expédia.fr"
Pourquoi les illustres statufiés voient leur gloire ternie par un pigeon? Une citation de Napoléon Bonaparte peu apporter un embryon de réponse :
" Dans les révolutions, il y a deux sortes de gens : ceux qui les font et ceux qui en profitent"

Hussard sur le toit? Non sur un cheval.
À droite, la guerre, les guerres encore et toujours! Créée en 1893, ce mémorial est dû au sculpteur hongrois Zala György et à la fonderie Compagnie des Bronzes de Bruxelles . Le monument rend hommage aux combattants de la Liberté, situé sur la place Disz. C'est en 1848 qu'eurent lieu les combats au chateau de Buda. Au sommet du monument un soldat, sabre dans sa main droite et drapeau dans la gauche, la roue d'un chariot et un canon brisé à ses pieds. Sur ce drapeau l'inscription " SZABADSÁG VAGY HALÁL" (Liberté ou mort). Derrière lui, l'allégorie de la Victoire avec la couronne de laurier. Sur le socle, une branche de palmier en bronze avec un cartouche portant l'inscription "A NEVTELEN HŐSÖKNEK" (aux héros anonymes) et l'inscription "SZABAD HAZAERT 1849 majus 21" (Patrie libérée le 21 mai 1849). A la base du socle, une branche de palmier en bronze avec une guirlande.
La Fontaine Danubius, sur la place Erszébeth (Élisabeth, la version Hongroise de mon prénom me plait beaucoup). Au sommet l'effigie du Danube soutenu par deux vasques. À la base, les allégories féminines représentent les affluents hongrois du Danube, c'est à dire les rivières Tisza, Drava, et Szava.
Toujours sous la pluie et dans le même parc Erszébeth, une grande roue, transfo
rmée sur la photo en horloge avec une seule grande aiguille : la fontaine Danubius.
Prêt pour le grand saut!
Statue de Gérard de Csanád dit aussi Gérard de Hongrie. Il a été le précepteur d'Emeric, fils du roi St Étienne de Hongrie. C'est le premier évêque du diocèse de Csanad, une région recouvrant l'actuelle Serbie, la Roumanie et la région de Budapeste actuelle. Il a été martyrisé et jeté dans le Danube à partir d'une colline de Buda. Ma remarque liminaire est plus que limite...je vous prie de me pardonner si je choque.
Il nous manquera du temps pour sacrifier à une tradition de la ville : aller se prélasser dans un des bains turcs qui font le bonheur des Budapestois depuis un demi siècle.
Retour sur le bateau avec ce soir une promesse : voir la ville de nuit en écoutant les commentaires de notre accompagnatrice à la voix chaude et mélodieuse. Nous aurons de la chance : la pluie a fait ses valises et le temps est doux. Notre commandant fera une longue boucle sur le fleuve, chacun pourra savourer son plaisir jusqu'à satiété.
Ce fût un ravissement. Le spectacle ne s'arrête jamais pendant une croisière fluviale! Enfin si, lorsqu'on ferme les yeux pour continuer, en rêve, le voyage jusqu'au bout de la nuit.
Au réveil, nous serons dans un autre pays... et c'en sera fini d' une certaine forme d'Europe parce-que l'espace Schengen c'est fini! Nous allons renouer avec ce qu'on avait presque oublié : une frontière
Le poste frontière coté Hongrie pour passer en Croatie. C'est compliqué, c'est lent, c'est suspicieux, bref c'est nul. Nous voilà en rang d'oignon, passeport à la main. Et encore, nous touristes on a de la chance, sur une autre voie du poste frontière, pour les camions c'est la galère comme ce que j'ai connu en ex URSS ou plus récemment à la frontière Russe actuelle.
Et ce sera un nouveau jour...et un nouveau drapeau.