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De Brest à Vladivostok,en passant p ar les capitales d'Europe du Nord, et une escapade en Mongolie, billets d'humeur d'une voyageuse. Europe centrale

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Via Dolorosa

Tous les vendredis, les fidèles partent du lieu de la condamnation du Roi des Juifs et vont jusqu'à sa descente de Croix.

 

     La Via Dolorosa commémore la Passion du Christ, mais il ne faudrait pas y voir le trajet réel parcouru par Jésus. D'abord Jésus n'a évidemment jamais foulé les rues de la vieille ville de Jérusalem que l'on peut visiter aujourd'hui parce que  les rues de l'époque sont à trois ou quatre mètres sous le niveau du sol actuel. Cela est dû à l'accumulation successive de décombres  occasionnés par les multiples destructions et reconstructions de la ville dont la conséquence est la surélévation du niveau du sol. 

     Ensuite, la Via Dolorosa trouve son origine dans les pèlerinages chrétiens en terre sainte rendus possible à l'époque de Constantin, soit trois cent ans après l'époque de Jésus. Et ce ne sont évidemment pas des considérations d'ordre historique qui ont dicté le tracé, qui a d'ailleurs subi plusieurs modifications au cours des siècles; à une époque il y eut même différentes Via Dolorosa se faisant concurrence. On doit aux franciscains les grandes lignes du chemin de croix actuel, qui date du XIVe siècle et qui ne comportait que huit stations; les autres sont apparues plus tard, au XVIIIe siècle, sous l'influence des chemins de croix européens qui en comportaient quatorze... et leur emplacement définitif ne fut fixé qu'au XIXe siècle.

C'est la "Custode Franciscaine qui a la responsabilité d'organisation du chemin de croix sans être certaine des lieux exactes des sites historiques. Si le point d'arrivée (le site du Saint-Sépulcre) est vraisemblable, le point de départ (le site de la forteresse Antonia) l'est moins. La résidence du gouverneur, le « prétoire », d'où Jésus est emmené pour être crucifié (Mt 27,27 par.), et dont Jean (19,13) nous informe du nom hébraïque, Gabbatha (« lieu surélevé »), ne correspond probablement pas à l'Antonia mais plutôt à l'ancien palais d'Hérode (la « Citadelle »), situé à l'autre bout de la vieille ville, qu'il domine, près de l'actuelle porte de Jaffa.

                                       Ces précautions étant prises voici des photos et une vidéo

 La Via Dolorosa commence  près de la Porte des Lions La première station est placée à 300 m  , dans la cour de l'école musulmane el-Omariye, à l’angle nord-ouest de l’esplanade du Temple.     Chapelle de la condamnation au bord de la Via Dolorosa dans la même cour que l'église de la Flagellation C'est dans ce lieu que fut interrogé, battu et condamné Jésus par Ponce Pilate    Au dessus de l'autel de l'église de la Flagellation, la  couronne d'épine

 

Toujours un écran vert...qui s'estompe vite!

  La pierre de l'onction

   Dieu y retrouvera les siens

Située dans l’atrium de la Basilique du Saint-Sépulcre, elle est l'objet d'une importante vénération depuis le Moyen Âge jusqu'à aujourd'hui Elle est entourée de six chandeliers avec leurs cierges qui sont, deux à deux, la propriété de chacune des trois grandes communauté qui en ont la charge, c'est-à-dire les catholiques, les orthodoxes et les arméniens apostoliques. Elle est également surmontée de huit lampes suspendues qui brûlent continuellement, quatre appartenant aux orthodoxes, deux aux arméniens, une aux catholiques et une autre aux coptes. Chaque vendredi saint, des religieuses parfument la pierre et les pèlerins du monde entier la touchent de la main, l'embrassent et frottent cette relique de contact avec des objets personnels afin d'en conserver le parfum.     

 

"Autour de la Vieille ville et de ses quartiers chrétien, arménien, musulman et juif, l’histoire humaine et spirituelle des hommes s’est déclinée selon tous les temps et toutes formes. Le Mont Moriah et la Pierre fondatrice du monde, la ligature d’Isaac sauvé par le mouton, les deux Temples du judaïsme, renvoient l’écho de la recherche de Dieu tant vers le désert de Judée par-delà le Mont des Oliviers que les multiples collines qui entourent la ville ancienne.
Le centre tellurique de quête de sens ou du désir d’approcher sinon de se laisser toucher par le Dieu Créateur. Ici, la Présence divine était dans le Premier Temple. Ici, le Fils de Dieu est entré aux cris de l’Alléluia, est mort; ici, il est ressuscité.
Dans ce pays, tout est histoire de montée. On monte à Jérusalem, que ce soit aujourd’hui en bus, en taxis collectifs, en vélo voire encore à pied pour les puristes et le écologistes de la foi.
L’immigrant monte au pays d’Israel (aliyah =  immigration/montée), mais chaque shabbat, différents lecteurs font une « aliyah » (montée au pupitre = placé aussi haut que l’autel dans le Temple) pour lire une partie du texte biblique de la semaine. C’est sans doute l’un des rares pays au monde où le tourisme se confond d’emblée avec un mouvement ascendant, physique qui touche droit au corps et mental car il demande une discipline de l’âme.
C’est aussi le dernier mot de la Bible hébraïque (écrite en hébreu): « que tout ceux qui appartiennent au peuple juif monte (veya’al) à Jérusalem » pour y construire précise le décret du roi Cyrus (2 Chroniques 36,23). Monter, c’est grimper, c’est crapahuter à travers le sable, le désert, sous le soleil, dans une nuit plus frileuse. C’est vaincre une nature qui fut souvent hostile par les animaux ou les plantes.
C’est resté: au cours des siècles d’exil juif. A Pessah, Shavuot (Don de la Loi, Pentecôte), Soukkot (Fête des Tentes), les juifs sont montés à Jérusalem, depuis tout point du globe ou du pays. Aujourd’hui ces fêtes sont des moments obligés où les habitants viennent à Jérusalem en pélerinage. Ils viennent pour prier, pour apprendre, découvrir, se promener, découvrir une terre qui fleurit et s’amuser en même temps de faire ces voyages-découvertes ensemble.
Le chrétien monte aussi au Tombeau du Christ. Il est situé à 791 m, une vraie colline! On voit bien que l’on monte vers la Porte de Jaffa, sans vraiment s’en rendre compte. A l’origine, un jardin pour crucifiés, situé hors les murs de Jérusalem à l’époque du Christ. Il est vrai – tout comme au mont du Temple – l’histoire du Salut est compacté jusqu’au Tombeau qui est vide. Il y a le Golgotha où Jésus est monté sur la Croix. Il y a le lieu de son ensevelissement d’où il fut happé par la résurrection."

 

                               

« Si je t’oublie Jérusalem…! » (Psaume 137,5). Le verset du psaume est inscrit dans la mémoire de tant d’êtres vivants qui ont sillonnée cette Terre Sainte, terre de transit entre la Mer Méditerranée, l’Egypte immortelle du Nil et l’Ethiopie africaine. Terre de passage pour les nomades et bédouins dans la péninsule charismatique du Sinai et ces quelques espaces qui mènent au Liban, à la Syrie, la Jordanie, l’Arabie et la Mésopotamie, berceau de notre civilisation. Nous cumulons les âges dans la région. A qui est ou serait le plus « paléo », le plus « archéo », ce qui, en grec, signifierait une concurrence à être le premier.       

 

Tous les textes en italiques sont des copiés-collés. Il semblerait que de nombreux sites pratiquent le même sport, mais chut...pas de délation...

 

Prochain article sur les portes et les murs de Jérusalem 

 

 

 

 

 

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R
Super chouette. Bravo Elisabeth. Quel boulot...
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