De Brest à Vladivostok,en passant p ar les capitales d'Europe du Nord, et une escapade en Mongolie, billets d'humeur d'une voyageuse. Europe centrale
En 1843 L'udovit Stúr, grand patriote slovaque érudit, décide de moderniser la langue codifiée par Anton Bernolák Comment, lorsqu'on est catholique dans un pays slave, lorsqu'on utilise un alphabet latin, comment écrire la phonétique, les diphtongues, les "tchi" cyrilliques et autres groupement de voyelles? En ajoutant des accents sur l'alphabet latin de 26 lettres. Le slovaque s'écrit avec 46 graphèmes accompagnés de diacritiques. Pour faire simple : chaque lettre correspond à un son. L'udovit Stúr s'est inspiré du dialecte parlé en Slavonie centrale, le plus répandu à l'époque. Ainsi naquit une langue, écrite, parlée et utilisée de nos jours par les 5,5 millions d'habitants de la Slovaquie.
Petit clin d'oeil avec l'histoire : L'udovit Stúr est né le 28 octobre 1815 à Uhrovec, un village situé entre Trenčin et Prievidza, dans l'ouest du pays, dans la maison où naquit plus tard Alexander Dubček, l'inventeur, en 1968 au moment du "Printemps de Prague", du socialisme à visage humain.
Mon clavier d'ordi ne me permet pas d'écrire tous ces graphèmes, les informaticiens s'y sont cassés les dents..oups, les touches! Les noms propres ne vont pas être correctement orthographiés. ici toute l'histoire de ce grand homme.
La photo en haut à droite prise tout près de la Galerie Nationale Slovaque, représente un groupe statuaire imposant. Pour être monumental, il est monumental ce groupe. Probablement le sculpteur a-t'il souhaité montrer l'importance de l'oeuvre de L'udovit Stúr pour le peuple slovaque. Côté esthétique j'ai quelques réserves. Notre guide ne s'est montré ni enthousiaste, ni bavarde sur le sujet. Cet ensemble massif, rayé par les câbles des trams, (effacés sur la photo) semble pris au piège dans une toile d'araignée.
Hviezdoslavovo Namestie (place) à droite, toute neuve et pourtant plus de mille ans au compteur! Le campus des filles de la noblesse dans les temps anciens : le cloître Notre-Dame tout proche abritait leur éducation. Devant l'ancien théâtre, à vos pieds, une grande esplanade avec un pavage où se lisent les thèmes architecturaux de la ville. Lui faisant suite, une fontaine apporte sa fraicheur et son babillement. La statue de Paul Országha Hviezdoslava (poète, dramaturge et brièvement homme politique) ferme la perspective . Pour tout connaître sur la littérature slovaque suivez ce lien.
À droite, sur la place Frantiskanske, deux bâtiments, l'église des jésuites appelée aussi Église Saint-Sauveur et la tour de l'ancien hôtel de ville. Toute la place regorge de points d'intérêts. Photo du centre, et aussi au centre de la place, une haute colonne surmontée d'une vierge à l'enfant. Elle symbolise la victoire de Léopold 1er sur les Ottomans et la victoire du catholicisme des Habsbourg sur la réforme. Les petits trains touristiques partent de cet endroit.
Le palais primatial : c'est à dire l'hôtel de ville. Pas simple de s'y retrouver, c'est un ensemble de 4 palais de styles différents et avec moultes entrées, des galeries en arcades empilées sur deux étages. Sans oublier les toits rouges ou verts, le passage voutée sous la tour et bien d'autres détails à vous en faire perdre votre latin.
L'évêque d'Esztergom était le commanditaire de ce palais épiscopal. Il ne sera en fonction qu'une petite cinquantaine d'années...et le siège de l'évêché retournera à Esztergomme. Napoléon y laissera sa trace, outre un boulet dans un mur, il signera, dans une des salles du palais, le traité de Presbourg (merci Wikipédia)
Le palais est situé sur la place principale = Hlavné Námestie. La tour horloge datant de 1370 domine l'ensemble, et tout un bestiaire courre sur les murs.
Outre ses anciennes fonctions de palais épiscopal, le palais a connu d'autres utilisations plus ou moins éclectiques : Mairie, prison, salle des fêtes, et on y a aussi frappé monnaie.
Pour cette partie du musée "Galéria Mesta", les architectes se sont lâchés !
Au moment de notre visite, les rues étaient remplies de supporters. C'était le début du Mondial masculin de hockey sur glace. Deux villes accueillaient les compétitions Bratislava et Kosice en Slovaquie.
Eglise catholique de l'exhaltation de la Croix dite aussi "église Klarisky" appartenant au couvent de Clarisses "Ordre de St clare Nuns à gauche). Le quartier n'est pas rénové, le contraste est saisissant. Dans l'axe de la rue, le château ferme l'horizon.
Deux photos de l'église des franciscains, à droite.
C'est une des plus anciennes église Gothique de la ville, sa construction commence en 1280. Par la suite, diverses reconstructions lui donneront un style baroque. Ainsi en va-t'il de la vie des églises, elles s'adaptent. Au moyen âge, on y élisait le bourgmestre. En 1526 l'assemblée de Hongrie y élira Ferdinand Habsbourg roi de Hongrie.
Un rendez-vous de la jeunesse studieuse : Le Mirbach Palace, (du nom de son dernier propriétaire, Émile de Mirbach) Le palais a été légué à la ville de Bratislava avec la condition qu'y soit installée une galerie d'Art portant son nom. La naissance du palais est moins "classe" : c'est le rêve "rococo" d'un marchand de bière, Michel Spech.
Ne pas oublier de lever les yeux : les balcons aux arabesques d'or ont beaucoup d'allure. Au faîte, deux blasons surmontés d'une couronne, et, à l'intérieur du palais, un jardin ouvert au public, nous attend.